28 avril 2009

Dès que j'te vois...

"Dès que j'te vois, j'sais que c'est toi, j'sais que c'est toi, je sais que c'est toi. Dès que tu me vois, tu sais que c'est moi, tu sais que c'est moi, tu sais que c'est moi"
Refrain envoûtant de Vanessa Paradis qui illustre bien l'émotion du jour, quand près de moi, mon souffle se fait court et que ma pensée s'envole au pays où tu règne en maître.

Désir. Effroi de l'action et satisfaction de l'inassouvi ? Haletant, saisissant et insaisissable, tourment rugissant des pulsions qui s'emballent, sensibilité mise à nue et barrières à terre, il faut lutter pour ne rien laisser transparaître. Je te veux mais ne peux pas ou n'ose pas. La question serait de franchir le pas pour une grande inconnue ou cultiver ces instants rassurant de désir inavoué, cette absence comme un horizon sans cesse reculé à l'infini, ce manque par lequel nous nous sentons paradoxalement vivre bien plus que d'habitude.
Des yeux écarquillés d'un enfant face à une montagne de bonbons, aux lèvres chaudes d'une femme devant celui qui bouleverse ses sens, la frontière me paraît bien maigre. La différence entre ces deux personnages serait-elle l'acceptation des conséquences pour l'un (des caries éventuellement) et la remise en question d'un style de vie pour l'autre ?
Le désir comme la période de tous les possibles où l'espace d'un instant, l'imagination nous embarque sans tabou aux pays de nos fantasmes sensuellement inavouables. Ainsi, sourire, clin d'œil ou geste attentionné deviennent à tout moment matière à alimenter un peu plus la machine hormonale du plaisir, au point d'en troubler la perception de la réalité. Celle même pour qui parfois notre désir reste un moment d'égarement agréable et d'absurdité inconstructible plutôt qu'une volonté d'action concrète.

Papillons dans le ventre, pupilles dilatées, pommettes et lèvres rougissantes sont les signes avant-coureur de mon désir pour toi.
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